2000
26 mars 2000 : les militaires du 49e Bataillon de l’Infanterie désarment des membres de la Police Communautaire à Pueblo Hidalgo, municipalité de San Luis Acatlán. C’est le début d’un long processus de harcèlement de membres de la Police Communautaire.
9 juillet 2000: le Père Mario Campos Hernández est arrêté par la Police Judiciaire de l’État, sous l’accusation de violation de domicile. La population des communautés dans lesquels il travaille se mobilisent y parviennent à obtenir sa libération.
3 août 2000 : à Xochistlahuaca (Costa Chica), le ‘Conseil de la Nation Amuzga ‘ est victime d’intimidation, de menaces et d’agression de la part de militants du PRI pour avoir protesté contre la municipalité de Aceadeth Rocha, qui ne respectait pas leurs us et coutumes.
Août: en dépit de la recommandation de la CNDH et malgré la pression internationale, l’écologiste Rodolfo Montiel est condamné à 6 ans et 8 mois de prison pour les délits de production de drogue, port d’arme sans permis et port d’armes à usage exclusif de l’armée. Teodoro Cabrera est condamné à 10 ans de prison pour le port d’armes à usage exclusif de l’armée.
16 septembre 2000 : le Père Mario Campos Hernández est attaqué par un groupe de personnes armées. La paroisse dénonce ce fait ainsi que les autres intimidations et menaces de mort, les attribuant à sa lutte en faveur des plus marginaux, travail qui dérange les intérêts politiques et économiques des caciques priistes de la région.
18 septembre 2000 : Deux agents de la Police Judiciaire de l’État du Guerrero (PJEG) arrêtent Bruno Plácido Valerio, conseiller de la Police Communautaire , l’accusant du viol de 4 femmes mixtèques. Le fait est démenti par les victimes elles-mêmes. Le ‘Centre des Droits Humains de la Montagne Tlachinollan ‘ et le ‘Conseil des 500 ans de Résistance Indigène du Guerrero’ dénoncent une campagne contre la Police Communautaire et exigent la libération immédiate de Bruno Plácido Valerio.
20 octobre : Agustin Barrera Cosme, commandant général de la Police Communautaire est arrêté. N’ayant trouvé aucune preuve contre lui, il est libéré peu de temps après.